Les Maisons que l'on quitte
Une femme retourne dans la maison de son enfance après la mort de sa mère. Ce qu'elle y trouve n'est pas un héritage — c'est une chambre fermée qu'elle n'a jamais osé ouvrir.
Histoire de vie · Roman intime
Née à Quimper en 1979. Mara Delcourt transforme les histoires familiales en romans de passage, entre mémoire intime et fantastique discret. Elle écrit lentement, par couches, avec la conviction qu'un livre se choisit autant qu'il se raconte.
J'ai commencé à écrire pour comprendre une maison. Pas la mienne — celle d'une grand-mère qu'on ne nommait pas. Pendant longtemps, j'ai cru qu'il fallait tout dire ; je me suis aperçue que c'était l'inverse. Un livre tient à ce qu'on garde dehors.
Le studio m'a aidée à structurer sans étouffer. La bible narrative n'est pas une cage : c'est une mémoire que je peux interroger quand je doute. L'assistant éditorial ne me souffle jamais une phrase. Il me demande ce que la scène doit porter. C'est très différent.
Ce qui change, c'est de ne plus écrire seule sans le savoir. Il y a un éditeur qui lit, une relectrice qui annote, une maison qui tient le seuil. Le manuscrit ne meurt plus dans un dossier oublié. C'est, pour moi, la révolution.
— Propos recueillis le 12 mars 2026Une femme retourne dans la maison de son enfance après la mort de sa mère. Ce qu'elle y trouve n'est pas un héritage — c'est une chambre fermée qu'elle n'a jamais osé ouvrir.
Trois générations de femmes, un même banc dans un jardin de Quimper.
Mara partage ici quelques textes brefs issus de son atelier. Accès libre.
« J'ai longtemps cru que cette pièce restait fermée parce qu'on avait perdu la clé. Je sais maintenant qu'on l'avait gardée. »
Lire le texte →Réflexion brève sur ce que les femmes de sa famille n'ont pas transmis.
Lire le texte →« Hortense est revenue ce jour-là sans rien dire. Elle a posé son sac sur la table, et a dit : ça suffit. »
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